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        <title>Composition vidéo pour la lecture de la 3ème partie du Chapitre 2 « Au-delà de la brume » du roman Les pages déchirées</title>
        <link>https://indymotion.fr/videos/watch/49841ba1-0aa2-4a05-a343-10f53fdde15c</link>
        <description>Extrait texte lu : « Greendle est derechef submergé d'une émotion paralysante. L’infernal trépigne, donne l’impression qu’il veut jouer avec sa potentielle proie ; se mettant ensuite à courir autour du tétanisé, puis créant des volutes de fumée et se rapprochant petit à petit, un air de plus en plus féroce. Le rêveur se concentre et... « And ?... Même pas peur ! », lance-t-il sur un ton faussement malicieux, tout en retrouvant de sa mobilité en donnant un coup de pied en direction de l'assaillant., « Oh oh oh ! You're game over ! », assène le diablotin qui l'évite sans mal., Malgré l'annonce prophétique de fin imminente, et même sur l’instant, l'humain réplique en paroles : « Game over ? Même pas peur ! Et ça rime, c’est sublime ! Et c’est pas fini ! Si jouer les Cyrano vous dit, à deux, sans être odieux ! En se laissant inspirer des cieux ?! », Suite à cette invitation déclamée, son opposant le regarde sans rien répondre, semblant décontenancé, tel pris dans un moment de flottement. Greendle hésite à poursuivre sur sa lancée, sentant de sa verve retrouvée, et... mais sentant l’étrange créature prête à décliner son offre, se met un instant en position de boxeur, prêt à combattre. Et… mais voyant le malin ricaner à la vue de la drôle de position guerrière de son étant d’apprenti aspirant boxeur, il est pris d’une impulsion instinctive, fuit, le battement de cœur suivant, prenant les jambes à son cou, presque littéralement : le bras gauche tendu en arrière, la paume face à l'adversaire, comme s'il pouvait ainsi le stopper, le garder à distance. Tout en incantant : « Par la lumière lumineuse, que tu sois renvoyé dans les limbes, démon... Par la lumière lumineuse... », Le malin se rue vers le fuyard pas suffisamment rapide pour complètement le distancer, tout en rugissant à ces mots. Finalement, presque arrivé à portée d'action, après que l’incantateur se soit arrêté de courir en zigzaguant pour mieux s’appliquer à sa prière semblant faire de son effet, l’aspirant assaillant émet des grognements, semblant plus que jamais menaçant, sans toutefois attaquer, sans jouer de sa fourche, reculant même. Un flash immaculé plus tard... Greendle cligna des yeux. Il lui sembla entendre un grognement, un écho réel à l'irréel. L'Anglais se retourna sur le côté, la tête vers les volets. Constatant l'absence de lumière naturelle dans leurs commissures, il se dit qu'il pouvait se rendormir et referma les yeux. Néanmoins, troublé par le cauchemar, il resta un bon quart d'heure à les garder clos tout en ayant l’esprit éveillé, à se raisonner, se rasséréner jusqu’à trouver la paix. Avant de glisser vers le repos, il rit alors presque, à la remémoration de sa pseudo incantation. - « Par la lumière lumineuse ? N'importe quoi... Pourquoi pas plutôt un Notre Père ? », se reprocha Greendle. Lorsque Mozart, par radio-réveil interposé, le rappela dans sa chambre et à ses impératifs humains, Gri-gri avait presque oublié le rêve étrange face au diablotin. Un autre avait pris la place dans son esprit. Mais au moment de l’écriture, sur la table à manger, une tasse de thé fermenté et des biscuits santés faits maison à droite de son calepin à rêves, de la seconde salve d'escapades dans l'univers impalpable, le réveillé ne retint que deux phrases, prononcées à la fin - « Je vais prendre ces deux livres » et « des ciseaux, il me faut des ciseaux, vite ! » -, et un vague décor d'appartement chic, après un escalier où une personne croisée. Du moins, lui sembla-t-il face à la brume des vagues souvenirs de l’esprit. Et en tentant de tout revisiter, dans sa phase introspective, son premier rêve, la première scène rêvée lui revint comme une vague se reformant après s'être échouée et ayant la puissance d’emporter au large avec un force accrue ; tel un coup de poing dans un ventre ramolli par trop de confiance, dénué de réflexes ; ou comme une balle retirée en élargissant le trou dans la chair ; ou comme... Bref, il se souvint assez bien du rêve et se sentit plus troublé qu'il ne l'avait été pendant et juste après l'avoir vécu. Le « véganisateur exporté » en secoua la tête, posa son calame, but quelques gorgées de sa boisson, se sustenta puis ressentit le besoin de méditer à la fenêtre un bout de temps. Greendle porta son regard sur les fenêtres des bâtiments voisins, sur les passants, sur les voitures, et enfin sur le ciel grisé de nuages. En les zyeutant, quelques vers vinrent naturellement se former dans son esprit, et il en vint à une conclusion : le rêve avait réveillé l'écorché vif qui somnolait en lui. Il ressentit le besoin, l'envie d'évacuer, de se laisser aller sur le papier, dans une écriture quasi automatique. Il alluma son ordinateur, mit en lecture l’album Dangerous de Michael Jackson et reprit le calame cristallin. Ainsi, après avoir fini d’encrer le « cahier à rêves » de la source de son trouble, il gratta des pages d'un autre, plus grand et plus volumineux, consacré au scribouillage d'histoires, pensées et expressions diverses venues à lui dans la journée, hors du lit, hors de la dimension de Morphée. [...] Je regarde des yeux clos du béton s'ouvrir à une nouvelle aube ; des flammes d'autres, déjà éveillés, parcourir le chemin de la vie. Je regarde le cours passé ; du temps où j'errais dans la brume, entre ombre et lumière, en lévitation, à mi-chemin des abîmes et de la terre. Je regarde le côté du fleuve où je regardais ; le cristal de mes pensées, le froid causé par l'absence de soleil, les étoiles filantes qui m’ont presque fait chavirer ; dos à la source du Hors-Temps. Je regarde les fourmis motorisées sous les nuages qui nous entourent ; des sombres nuées, des montagnes qui s’élèvent, acides ; à ce que les tripes m’en tombent. Je regarde une décennie d'horreurs et de merveilles, de douleurs et de douceurs, de toutes les couleurs, l'arc-en-ciel de l'Histoire d'aventures humaines lumineuses et obscures ; d’un monde renversant, comme la tête en bas d'un nouveau né, doux et / ou cruel, suivant l'étoile et la bulle protectrice de ce qui s'immisce. Je regarde un monde rempli d'injustices qui font à des cœurs vifs supplices ; du mal qui assaille, se gausse, tente de percer par sa toxicité ; reste de l'espoir tapi. Je regarde des yeux clos du béton s'ouvrir à une nouvelle aube ; des flammes d'autres, déjà éveillés, parcourir le chemin de la vie. Je regarde la mélodie divine ricocher sur les astres, s'épandre vers les sans armure, vers la rive de mondes incarnés et désincarnés ; Je regarde par le cœur qui bat la chamade, jusqu’à ce qui fait les ténèbres s'enfuir... Et la lumière fut ? Et la lumière fut... [...] Lorsqu'il eut fini, le poète hésita à déchirer les pages qu'il venait de brunir. Un peu par insatisfaction, un peu parce qu'il voulait laisser s'envoler, symboliquement, les ondes capturées, un peu... parce qu'il ne savoir trop pourquoi, il sentait que c'était dans l'élan, la suite logique. Mais il n'en fit rien. Ses pensées se tournèrent vers Personne. Il hésitait à lui envoyer, à lui partager de ce qui l’avait troublé. L'Anglais avait peur qu'elle le juge négativement, de trop se livrer, malgré la confiance qu'il avait en elle. Il regarda l'heure. Il n'avait plus trop le temps de lui écrire le texte poétique, ni de lui faire part de la bonne nouvelle sur le concert, si il voulait un minimum y mettre de la forme. Il lui écrirait le soir venu. Entre cet instant et celui où il se trouva à rédiger le courriel à destination de son amie, dans la pénombre d'un croissant de lune, Greendle eut une journée troublante, dans la continuité de son introspection amorcée au réveil et des étranges synchronicités récemment vécues. Peu après avoir quitté son appartement, en déambulant dans les rues toulousaines grisées par le ciel, sur le chemin des locaux du journal où il devait récupérer et/ou soumettre une liste de suggestions d'articles, au moment où il passa devant une librairie, l'éveillé entendit : « Je vais prendre ces deux livres », annonça un client, la cinquantaine, caucasien, barbu., Gri-gri n'avait pas trop fait attention à l'apparence du monsieur, une des deux phrases de fin de réveil s'étant rappelée à lui. Encore une histoire de synchronicité ? Il se dit que ça commençait à faire beaucoup en deux jours et poussa un peu plus loin sa réflexion de la veille. Lorsqu'il fut arrivé à destination, du moins la première, le penseur en était arrivé à ceci : si la phrase entendue est une phrase qui peut être considérée récurrente, que l'on peut l'entendre plusieurs fois dans un mois, pour peu qu'on soit amateur de livres, le fait qu'il en ait rêvé et l'ait entendue peu après, n'est peut-être pas anodin, ce n'est peut être pas qu'une simple coïncidence ; et il ne s'agit certainement pas d'une prophétie autoréalisatrice, il n'a aucunement été influencé, provoqué cette situation parce que rêvée. Si ce n’est qu’en dehors de l’idée de vivre du mystère, de réaliser que l’existence a une composante non matérialiste, cela n'avait pas tellement de sens en l'état, aucune utilité pour son existence incarnée, ou disons qu’il lui faudrait d'autres preuves, plus de « matière » pour tirer une conclusion à considérer véridique le mantra du Petit Prince et en prendre acte d’une certaine façon. Il allait être servi. » Note : Si vous préférez lire vous-même les textes, vous les retrouverez sur la compilation du « Le rendez-vous du vendredi » : https://www.cuisine-art-politique-et-compagnie.com/livres/compilation-ebook-livre-Le-rendez-vous-du-vendredi.pdf</description>
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